Policier

Les vivants au prix des morts – René Frégni.

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Résumé :

« Lorsque le douzième coup de midi tombe du clocher des Accoules, un peu plus bas, sur les quais du Vieux-Port, les poissonnières se mettent à crier : « Les vivants au prix des morts ! » Et chaque touriste se demande s’il s’agit du poisson ou de tous ces hommes abattus sur un trottoir, sous l’aveuglante lumière de Marseille… A Marseille, René n’y va plus que rarement. Il préfère marcher dans les collines de l’arrière-pays, profiter de la lumière miraculeuse de sa Provence et de la douceur d’Isabelle. Il va toutefois être contraint de retrouver la ville pour rendre service à Kader, un encombrant revenant. Kader qu’il a connu lorsqu’il animait des ateliers d’écriture à la prison des Raumettes, belle gueule de voyou, spécialiste de l’évasion. Kader, qu’il voit débarquer un jour à Manosque traqué par toutes les polices, en quête d’une planque, bien avant la fin prévue de sa longue peine. Dès lors, il est à craindre que le prix des vivants soit fortement revu à la baisse… Commence un face-à-face entre le silence de l’écriture et celui des quartiers d’isolement, entre la petite musique des mots et le fracas des balles. Au fil de l’intrigue haletante, René Frégni entraîne le lecteur de surprise en surprise, tout en célébrant de son écriture brutale et sensuelle la puissance de la nature et la beauté des femmes. « 

Mon avis :

Ce qui m’a incité à lire ce livre : j’avais vu René Frégni dans l’émission La grande Librairie, et d’autre part, ce roman vient d’obtenir un prix mais je ne sais plus lequel, ce qui a attisé ma curiosité.

Note : Si le nom du narrateur est le même que celui de l’Auteur et que l’histoire emprunte des faits réels, ce livre reste un roman !

Mes impressions :

Voilà un livre vraiment très plaisant à lire, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’après toutes les horreurs qu’on entend au JT, et ma récente lecture du Syndrome E de Thilliez, le roman de René Frégni fait du bien ! En effet, si le roman est estampillé Polar, ne vous attendez pourtant pas à du gore, de l’horreur et des giclées de sang à tout va, car il n’y en a pas !

René, écrivain et intervenant en milieu carcéral, vient en aide à Kader, évadé de la prison de Tarbes. Voilà le fil conducteur de l’intrigue.

Mais le roman, à la plume très poétique, est aussi une ode aux multiples beautés de la vie : une femme qui vous aime, le souffle du vent dans les arbres, le chant des oiseaux ou encore une fontaine qui ruisselle. Autant d’exemple pour rendre hommage à ce qui nous entoure et que nous ne savons pas voir forcément.

Ce livre est aussi une réflexion sur le monde carcéral et les individus que l’on nomme truands (la radicalisation dans les prisons, les relations entre les détenus, le rapport à la liberté, etc…). Comment un citoyen lambda en arrive à basculer dans le crime, ou se retrouve complice dans une affaire de meurtre ? , là aussi la question est soulevée.

On est donc bien chez les « voyous » et pas chez les bisounours, mais le roman démontre une fois de plus que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc !

Le roman est écrit comme un journal de bord, c’est à dire daté, et nous fait vivre tout du long ce périple à l’intrigue aventureuse entre Sud de la France (Marseille, Manosque) et Alpes (quelque part près des rives du Drac).

Ma note : 18/20.

2 réflexions au sujet de “Les vivants au prix des morts – René Frégni.”

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