Essai, Masse Critique Babelio, Non-fiction

Pussy riot Grrrls, émeutières – Manon Labry (Essai).

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Résumé : (Babelio)

Près de vingt-cinq ans séparent la ruade punk féministe lancée par les riot grrrls aux États-Unis, à la fin du xxe siècle, de la « prière punk » prononcée à Moscou en 2012 par les Pussy Riot. Ce laps de temps aura suffi pour que la révolution grrrl style donne vie à une véritable contre-culture féministe underground, portée par des activistes qui font de la culture populaire un terrain privilégié de la lutte politique.
Cette révolution plus épidémique que violente se propage par contagion, au moyen de la musique, des fanzines, des manifestes… Sa force tient à son hyper réactivité et à son adaptabilité à des environnements très divers. Patiente, inlassable, elle est voulue et entretenue par un féminisme squatteur de plus en plus inclusif, qui de collectifs en réseaux, de concerts en Ladyfests, explore sans relâche les failles du mainstream pour développer sa théorie radicale de l’action.
Manon Labry retrace ici, sous l’angle des Cultural Studies, la généalogie de ce courant féministe protéiforme, qui a su développer une forme de résistance labile, apte à déjouer les visées d’un système qui cannibalise ses marges pour les asservir.

Préambule :

Je tiens à remercier Babelio et les éditions iXe pour m’avoir envoyé cet ouvrage dans le cadre de la première masse critique catégorie Non-fiction, organisée en Février dernier sur le site de Babelio.

Mon avis en bref :

Du mouvement initial « Riot Grrrl » du début des années 90, à la « prière punk » des Pussy Riots qui défraya la chronique en 2012, en passant par les Ladyfests et les Girls rock camps, cet ouvrage très complet retrace les mouvements et les sous-cultures féministes, majoritairement punk (mais pas que !) qui ont pour vocation un activisme créatif, culturel et anticapitaliste dont les enjeux sont la notion de communauté, le refus des tabous, des censures et des diktats.
Le livre fait la part belle aux courants musicaux liés à ce mouvement et l’on y retrouve des noms d’artistes, plus ou moins connus puisque tantôt underground, tantôt davantage mainstream.
Le livre se termine par une importante bibliographie pour aller plus loin. Très bien explicité, documenté, compréhensible et abordable, cet essai s’avère très enrichissant.

Quelques exemples musicaux représentant le mouvement :

 

 

2 réflexions au sujet de “Pussy riot Grrrls, émeutières – Manon Labry (Essai).”

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